Wow que ca a passe vite. me voila deja a la fin de mon sejour, avec pleins d'histoires a raconter et presque pas de temps pour les ecrire. Il faut croire que malgre cette bonne volonte de tenir un Blog a jour, les circonstances ont fait en sorte que ca a ete beaucoup plus difficile que je le croyais. Pourtant, lorsque j'ai debute ce site il y a maintenant 127 semaines (selon le compteur), je me plaisait a raconter mes histoires et cela me defoulait en meme temps.
Au moins, je reviens beaucoup moins amoche que la derniere fois. Un peu frustre d'utiliser encore un clavier anglais pas d'accent mais si c'est ma seule frustration, je crois que c'est bon signe.
Je m'envol vers Montreal aujourd'hui. Edith et les enfants m'attendront a l'aeroport et le temps suivra son cours, comme si je n'etais jamais parti, ou presque. Je laisse derriere un pays en mal de se reconstruire, ou encore une fois, des freres d'armes y auront laisse leur vie pour une cause que bien peu de gens comprennent. Je crois qu'il faut vivre le meme style de vie que le mien pour accorder autant d'importance a soi et a la...
Je trouve dommage que le rytme de mon TAV soit trop élevé pour faire un peu comme je l'avais fait auparavent. Je voulais bien prendre le temps d'écrire souvent, mais je me rend compte que cela devient presque impossible de tout faire en même temps. Lorsque j'ai passé quelques heures à pitonner pour mon travail, je ne vois plus clair, j'ai de la misère à mettre les choses en perspective, à ne pas sombrer vers l'écoeurantite aigue d'être ici, dans ce pays qui n'a plus rien à m'offrir. J'ai tout vu, tout fait, et je n'espère qu'au retour.
Aujourd'hui je retourne à KAF. L'horaire très chargé que nous avons eu au cours des derniers jours, m'a empêché de poursuivre mon objectif du départ. je me dis que j'aurai quand même l'occasion de parler de cette toute autre expérience, c'elle de faire un hit and run, et de couvrir tout ce qui est possible de le faire dans un si court de temps.
Je retourne vers le gros camps. La fin arrivera à sa fin rapidement.
La célébration du EID est une période importante pour les afghans. Cette fête musulmane ressemble un peu à notre Pâques composée d’un temps de jeûne. Mais que veut dire le jeûne pour nous, pour qui la célébration de cette fête est presque rendu exclusivement une question de combien de chocolat on peut manger et donner à nos enfants.
Aujourd’hui, je me rend dans une partie du terrain du PRT ou les gens de la coopération civilo-militaire donnent des sacs de denrées à des femmes afghanes. C’est surprenant de voir combien on porte attention aux détails parfois, spécialement pour ne pas offenser ce peuple. Certaines femmes portent un genre de châle pour se couvrir la tête, en se disant qu’elles seront mieux acceptées. Mais après autant de temps passé ici, je me demande jusqu’à quel point ne nous abaissons nous pas à simplement essayer de les contenter dans leurs valeurs. Si nous devons promouvoir la coopération mutuelle, pourquoi ce peuple ne nous accepterait pas tel que NOUS sommes. Nous ne sommes pas afghans, musulmans, disciples d’Hallah. Les canadiennes civiles qui travaillent au PRT sont des femmes...
Au début, avant que je mette les pieds dans ce monde ou la performance se mesure au quotidien, ou la pression constante ne diminue jamais, ou la moindre erreure peut être fatale par moment, j'étais moi aussi pavé de bonnes intentions. Vous raconter presqu'au quotidien mes nombreuses aventures, parler un peu de moi, vous laisser savoir ce qui va et va moins bien. Je me rend compte que le challenge est énorme. Accomplir mes tâches et écrire en même temps ce qui me passe par la tête est parfois le choix entre avoir quelques heures de sommeil ou prendre ce temps pour écrire.
L'internet est aussi déficient par endroit. Les frustrations sont énormes pour certains, et pour moi aussi. Je ne passe pas tout mon TAV sur le gros camp. Je suis principalement "Outside the wire" et pas nécessairement mécontent pour autant. Mon problème c'est que parfois, si je veux transmettre, je le fais à partir d'un système BGAN, internet satellite qui va à 32 kbs. Pour ceux que ça ne dit rien, c'est plus lent que les premières années d'internet alors que nous avions des modems à 128 kbs. Mettons que...
La mission en Afghanistan est une mission que l’on dit interarmées. C’est à dire que les membres des trois éléments Armée, Marine, Aviation travaillent conjointement en opération.La réalité, c’est que si tu n’est pas dans l’armée, tu n’es pas un vrai. Moi mon métier, que je le veuille ou non, est un métier de l’aviation. Quelle que soit la base, l’endroit, la situation, je reste un gars de l’Air Force...même si je n’ai jamais mis les pieds sur une base de l’aviation.
Les gars de l’armée ont toujours été jaloux de l’aviation. La notion d’hotel et de voiture de location comme concept d’exercie n’est pas très loin de la réalité qui ne fait qu’augmenter cette notion de laxisme et de bien-être de mon élément. Pour les durs de durs, les gros toff de l’armée, on aime bien dénigrer l’aviation. On peut pas en faire de même pour la marine, ils n’ont même pas assez de bateaux pour remplir la marina de Boucherville.
Ce qui a d’étonnant par contre, c’est combien chaque fois qu’un hélicoptère ou un jet passe au dessus d’un campement, tout le monde...
C’est la course folle, encore. Notre horaire chargé nous permet de nous rendre au Camp Hero, le campement principal de l’Armée Nationale Afghane. Parfois certaines occasions nous permettent de voir pleins de choses nouvelles. C’est un peu le cas pour mes deux collègues avec moi. Malgré leur présence il y a quelques années, un à Kabul et l’autre ici mais en 2002, tout leur semble nouveau. Moi je regarde ces activités avec peu d’excitation. Le déjà-vu est très présent. On dirait que je commence à manquer de challenge et d’intérêt pour cet endroit. Je crois que je suis rendu à faire un peu le fonctionnaire. Je shoot parce que c’est mon travail. Je crois que mon boss serait un peu déçu de savoir que ma motivation est plutôt limitée, mais cela n’affecte en rien ma performance ni mon rendement.
La course, c’est surtout à cause d’un horaire serré ou nous n’avons que quelques heures pour couvrir deux histoires et renconter le Brigadier-général Basir de l’Armée Afghane. Je déteste me faire rusher lorsqu’il est temps de prendre du vidéo. C’est assez compliqé de prendre les shots nécessaires à la composition d’une bonne histoire. Je me sens pressé constemment. Qu’il s’agisse...
C’est difficile de prévoir toutes les opportunités qui pourraient se présenter à moi lorsque je me déploie. J’essaye d’évaluer les besoins, de comprendre les attentes dans le but de bien répondre aux exigeances d’une tâche comme la mienne. Je crois que dans l’ensemble j’y arrive bien.
Cependant, ce qui est difficile à prévoir, c’est les imprévus. Ces événements qui sortent de nul part, ces gens qui nous arrivent avec des idées, des projets ou des initiatives qui la majorité du temps, ont des impacts sur notre horaire.
Alors que le Ministre de la défense Peter MacKay est à Kandahar, on nous a demandé d’aller shooter la partie de hockey balle qu’il disputera avec certains des joueurs de KAF. Encore KAF, encore les mêmes privilégiés qui en plus de ne pas sortir du camp, ont toutes les occasions de relations publiques à leur portée. Mais cette fois-ci, cela semble un peu différent, composition assez diversifiée. Comme cela fait partie de mon travail, je prépare mon équipement et je m’y rend.
Une partie de hockey bien ordinaire. Poignées de mains et autres salutations, les présentations, les...
Comme soldat, cette journée a une importance particulière, surtout depuis quelques années. Depuis que j’ai rejoint les rangs, il y a maintenant 20 ans, j’ai participé à toutes les parades du 11 novembre. Au début, je ne connaissais pas vraiment la signification profonde de cette journée. Oui nous rendons hommage aux vétérans. Mais qui sont-ils vraiment, qu’ont-il fait réellement. Peu de gens le savent. Une marque de respect pour des vieux qui ont fait la guerre.
Au fil des dernières années, nous avons été présents dans de nombreux pays. Je crois que le québécois moyen n’en a même aucune idée. Les implications sont passées sous silence en bien des occasions. Nous avons eu la Bosnie ou nous en avons entendus parler, surtout à cause des médias qui mettaient l’accent sur le coût de l’Opération Palladium de la Bosnie.
Maintenant, avec le conflit de l’Afghanistan, avec le nombre de soldats décédés au combat, le nombre incroyable de blessés dont on semble encore vouloir en cacher les chiffres, les canadiens se sentent un peu plus concernés. Au sein de la communauté militaire, les choses ont changées aussi. On ne parle plus d’aller prendre une bière avec les vieux de la Légion, on...
Eh bien, qui l’aurait crû. Me revoilà au Kandahar Provincial Reconstruction Team, ou ce que j’aime appeler affectueusement “le petit camp”. Cet endroit me rappele tant de souvenirs. Pourtant, à mon arrivée, j’ai eu de la misère à me situer. Si certaines choses en Afghanistan n’ont pas changées, je ne peux pas en dire de même pour le PRT. Les quelques mois qui me séparent de ma dernière venue ici ont réellement un impact sur ma vision de ce camp.
Mis à part que sa superficie a probablement doublée, je me rend compte que les infrastructures ont changées. Les fortifications intérieures ont été visiblement la priorité des derniers mois. Je regarde le nombre de blocs de ciments qui ont poussés partout, les édifices ont doublés. Je remarque aussi la présence de nombreux américains qui y logent maintenant. Autrefois, ils venaient en visite alors que maintenant, ils font partie du PRT.
Je crois que la plus grosse différence est le nombre de civils présents. Les divers représentants de toutes les strates du gouvernement, des divers ministères et agences, ont un rôle plus important. Du moins c’est ce que je constate. Je me demande quand même quel est leur impact réel sur...
Il n’y a rien de plus constant que le changement. À chacun des endroits que je visite, qu’il s’agisse de fortification militaire ou civile afghanne, je me rend compte que les gens veulent du changement. L’amélioration se son propre sort, sa propre vie. En collectivité, c’est aussi valable. On veut de meilleures installations sanitaires, de plus beaux aménagements, une meilleure organisation des ressources.
Alors que je me promène dans ces comtés, je me rends compte que ce que les gens veulent, c’est s’en sortir. Mais quel en est le prix. Je regarde combien les villes ou j’ai grandit ont changées; les champs ou j’allais faire du ski de fond sont maintenant rendus des développements urbains de luxe, les quartiers pauvres de Montréal ne sont plus ce qu’ils étaient. Je crois que c’est là ou l’Afghanistan diffère de chez nous. Notre culture est totalement différente. Je ne sais pas si je serais capable de l’expliquer avec des mots. Je crois qu’il faut vraiment le voir et le vivre pour comprendre.
Les petits villages afghans n’ont rien de pittoresques. Je me vois mal écrire un mot à ma douce, alors que je serais en train de visiter un coin de ce pays,...